Être au service : "On a le beau rôle !" raconte Ségolène

#témoignage
Ségolène aux JMJ Hors-Norme avec L'Arche and Co

Ségolène, 23 ans, participe aux JMJ Hors-Norme sur l'invitation du réseau Magis.

"Je fais partie du réseau Magis, un groupe de partage et de relecture jésuite à Paris. C'est eux qui nous ont invités à ces JMJ de L'Arche and Co. Je ne serais pas forcément venue aux JMJ s’il n’y avait pas eu cette proposition d’être au service et avec des personnes ayant un handicap. Ça avait plus de sens de vivre les JMJ comme ça, en plus de la rencontre avec le Pape.

Je ne suis vraiment pas déçue d’être là ! Sur ce camp Hors-Norme, nous, les jeunes de l’extérieur, sommes les abeilles : On doit donner jusqu’à 2h de service par jour. On n’est pas en binôme avec des personnes ayant un handicap [NDLR : ce qui signifie qu’ils ne font pas l’accompagnement au quotidien tels que la douche, le coucher, etc.] donc ça facilite la rencontre. On partage juste les temps gratuits. On a le beau rôle !

J’ai 23 ans. J’avais déjà eu une expérience du handicap mental pendant 3 semaines en Inde, et j’ai passé le réveillon à L’Arche à Bruxelles cette année. Je suis en train de réfléchir à un engagement plus régulier auprès d’une communauté pour la rentrée. Je viens de finir une école de commerce avec une spécialité en RH. Plus que répondre à un appel [c’était le thème de l’enseignement du lundi matin], je cherche comment concilier ma vie professionnelle avec ce que je découvre ici.

Dans les petits groupe de partage le matin, après les enseignements de Cariosa [Responsable de L’Arche à Chambéry], tout le monde est hyper honnête et c’est aussi ce qu’on vit chez Magis. On est tous mélangés, de différents groupes et avec les personnes ayant un handicap, sans distinction. Idem dans le camp où on loge tous mélangés. J’apprécie vraiment que tout le monde soit ensemble. Plusieurs fois j’ai parlé à des gens sans savoir s’ils étaient accompagnant ou accompagné. Ça m’a déstabilisée, j’aime bien ! Je suis ravie de l’ambiance ici. La bienveillance, les rencontres sur le camp… Je suis venue avec deux amis, un couple, qui avait à peine compris qu’il y avait des personnes handicapées sur le camp. Ils pensaient plutôt vivre quelque chose en couple, et finalement ils sont heureux de ce qu’ils trouvent ici aussi."

Anne Pernot